Archives mensuelles : novembre 2018

    Le Guelb er Richât : est-ce vraiment une énigme ?

    De très grande taille (50 km de diamètre, avec des dénivelés de 30 à 40 m), cet ensemble est difficile à appréhender depuis le sol…

    On n’y verra qu’une succession de collines plus ou moins courbes, dessinant des anneaux concentriques, avec en son centre, une sebkha flanquée d’une colline constituée de blocs de brèche.

    L’ensemble se situe dans l’Est de l’Adrar à 35 kilomètres de la ville de wadâne, à la limite Nord-Ouest de cet “empty quarter” que constitue la Majabat al Koubra (ici, l’erg Warane).

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    Récit de voyage : La grande traversée de l’adrâr au Tagant par Olivier

    Traversée Adrar – Tagant (1er – 23 décembre 2002)

    Salam Aleïkoum
    Aleïkoum Salam !

    Tout a commencé à Chinguetti, village de l’Adrar mauritanien, aux portes du désert. Très vite immersion totale dans les sables de l’erg Ouarane.. Nous nous éparpillons pour avoir le plaisir d’inscrire notre propre trace sur les dunes ; montées et descentes s’enchaînent au fil des jours. Nous nous amusons à reconnaître les traces des divers occupants du désert : scarabées, lézards, corbeaux, renards, fennecs et une seule fois ,les petites boules de sable de la dame blanche (araignée).

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    Comment le Sahara vert a disparu il y a près de 8000 ans ?

    Au milieu du XIXe siècle, lors d’un trajet entre Tripoli et Tombouctou, l’explorateur allemand Heinrich Barth découvrit des peintures et des gravures sur rochers figurant des scènes de chasse et des animaux. Ces traces, datées d’il y a 11 000 à 5 500 ans, démontrent qu’à cette époque le Sahara était bien différent d’aujourd’hui. Effectivement, une végétation tropicale et de fleuves recouvrait le désert actuel : le Sahara était « vert ». Cependant, il y a environ 5 500 ans, la région a connu une aridification extrêmement rapide, laissant la place au désert tel que nous le connaissons aujourd’hui. Une équipe internationale, dont fait partie Thibaut Caley, du laboratoire EPOC (CNRS et université de Bordeaux), a mis en évidence le rôle d’une baisse des températures dans les hautes latitudes de l’hémisphère Nord dans la disparition du Sahara vert.

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