Archives du mot-clé histoire

    Comment le Sahara vert a disparu il y a près de 8000 ans ?

    Au milieu du XIXe siècle, lors d’un trajet entre Tripoli et Tombouctou, l’explorateur allemand Heinrich Barth découvrit des peintures et des gravures sur rochers figurant des scènes de chasse et des animaux. Ces traces, datées d’il y a 11 000 à 5 500 ans, démontrent qu’à cette époque le Sahara était bien différent d’aujourd’hui. Effectivement, une végétation tropicale et de fleuves recouvrait le désert actuel : le Sahara était « vert ». Cependant, il y a environ 5 500 ans, la région a connu une aridification extrêmement rapide, laissant la place au désert tel que nous le connaissons aujourd’hui. Une équipe internationale, dont fait partie Thibaut Caley, du laboratoire EPOC (CNRS et université de Bordeaux), a mis en évidence le rôle d’une baisse des températures dans les hautes latitudes de l’hémisphère Nord dans la disparition du Sahara vert.

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    L’imam el Hadrami

    Essayons brièvement de résumer les éléments de biographie d’al-Muradi al-Hadrami que contiennent différentes sources. Ibn Baskuwwal, qui lui consacre une notice dans son Kitab al-Sila (“La suite”), le désigne sous le nom de “Muhammad Ibn al-Hasan al-Hadrami, connu sous l’appellation d’al-Muradi, surnommé Abu Bakr”.

    Ce(s) patronyme(s) renvoie(nt), comme le soulignent à la fois P. F. de Moraes Farias et Rudwan al-Sayyid a une double origine géographique (Hadrami = du Hadramawt) et tribale (al-Muradi = de la tribu Murad).

    Notre personnage appartiendrait donc à la tribu Murad et serait originaire d’une région -le Hadramawt- qui a fourni a I’Afrique du Nord d’autres figures illustres.

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    Ethno-selle : répartition géographique des selles de chameaux

    Nous voilà maintenant en méharée, je vous invite à une balade technique et ethnographique par une représentation schématique et géographique.

    La répartition géographique des trois grands types de selles sahariennes  démontre que ces trois aires culturelles occupent, schématiquement, des compartiments méridiens séparés par des régions à peu près vides – Bassin de Taoudeni/Tanezrouft et Ténéré du Tafassasset – où la vie humaine se trouve considérablement raréfiée.

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