
Choum
Choum
Étape clé du train du désert reliant Nouadhibou à Zouerate, Choum est la porte d'entrée vers l'Adrar et le Sahara mauritanien.
Choum, c'est l'étape mythique du train du désert mauritanien, ce convoi minéralier de plus de deux kilomètres qui relie Nouadhibou à Zouerate à travers le Sahara. Posée à la frontière du Sahara occidental, cette petite ville de 3 000 habitants est le point de descente naturel pour rejoindre l'Adrar et ses oasis. Ancien carrefour caravanier oublié, Choum vit aujourd'hui au rythme du train et des camions de passage. Vous y vivrez l'une des expériences ferroviaires les plus singulières au monde.
En bref
| Pays | Mauritanie |
| Région | Adrar (extrême nord) |
| Population | environ 3 000 habitants |
| Climat | désertique continental, 12 mm de pluie/an |
| Intérêt principal | étape du train minéralier Nouadhibou-Zouerate |
| Durée conseillée | une nuit (étape de transit vers Atar) |
| Saison idéale | novembre à février |
| Niveau confort | rustique, voyage d'aventure |
Pourquoi venir à Choum
Choum n'est pas une destination que l'on visite pour ses monuments. C'est une étape, et c'est là tout son intérêt. Ancien lieu de transition entre les cités caravanières, la ville de Choum est aujourd'hui une ville presque déserte complètement oubliée des circuits touristiques mauritaniens. Mais elle est traversée chaque jour par l'un des trains les plus longs du monde.
Descendre du train minéralier à Choum, c'est mettre les pieds dans un Sahara brut, sans filtre touristique. Les voyageurs en route vers Atar, Chinguetti ou l'Adrar y font escale par nécessité, et y trouvent l'ambiance d'une vraie petite ville saharienne, organisée autour de sa gare et de ses commerces de réapprovisionnement.
Histoire
Choum est une ville désertique située près de la frontière avec le Sahara occidental. Elle se trouve à cheval sur ce qui était autrefois une importante route de caravanes à travers le Sahara.
Même après la disparition des grandes caravanes qui transportaient l'or depuis les champs aurifères de Bambuk jusqu'à Fès et Marrakech, des caravanes commerciales plus modestes continuèrent à utiliser cette route jusque dans les années 1950. À partir de cette date, la ville fut peu à peu oubliée.
En 1977, Choum fut soupçonnée d'abriter une base des milices du front Polisario. Le gouvernement mauritanien sollicita alors l'aide des forces militaires françaises. Pour chasser les guérilleros, l'armée française envoya un bombardier pour bombarder la ville. Cet épisode reste gravé dans la mémoire locale.
L'arrivée du chemin de fer minéralier dans les années 1960, construit pour acheminer le minerai de fer de Zouerate vers le port de Nouadhibou, a redonné à Choum un rôle stratégique de gare-relais.
Les incontournables
Le train du désert mauritanien
C'est l'expérience qui justifie à elle seule un passage par Choum. Le train minéralier qui relie Nouadhibou à Zouerate transporte du minerai de fer sur près de 700 km, avec une rame qui dépasse souvent les deux kilomètres de long. Les voyageurs peuvent embarquer gratuitement sur les wagons de minerai à ciel ouvert, ou réserver une place dans l'unique voiture passagers. Choum est l'arrêt clé pour rejoindre l'Adrar.
La gare et le marché informel
Toute la vie de Choum se concentre autour de la gare. Les seules animations que l'on y trouve, c'est quand le train ou les camions passent et que les vendeurs ambulants s'y ruent pour vendre de la nourriture. Galettes, thé, dattes, eau embouteillée : le marché se monte et se démonte au rythme des arrivées.
Architecture saharienne
En dehors de quelques façades de magasins aux couleurs vives, la ville est composée pour la plupart de bâtiments de briques de terre crue à toit plat tendu à travers le désert. Une promenade dans les ruelles offre un aperçu authentique de l'urbanisme saharien, sans mise en scène.
Le désert environnant
Autour de Choum, le Sahara s'étend à perte de vue. Les paysages de regs (plateaux pierreux) et de petites dunes sont accessibles depuis la ville pour qui veut sortir un peu marcher au lever ou au coucher du soleil. C'est aussi le point de départ de pistes vers l'ouest et vers l'Adrar.
Quand partir
La meilleure période pour passer par Choum s'étend de novembre à février. Les températures diurnes restent supportables (20-28°C) et les nuits sont fraîches, parfois froides en janvier. C'est aussi la saison où voyager en train de nuit est le plus confortable.
De mars à mai, la chaleur monte et les vents de sable, fréquents en cette saison, peuvent rendre le voyage en wagon ouvert difficile. Juin à septembre est déconseillé : températures dépassant 45°C en journée, inconfort majeur sur le train.
Octobre marque la transition et reste correct, avec moins de touristes. La pluviométrie moyenne annuelle de 12 mm signifie que la pluie n'est jamais un facteur, mais le vent et la poussière, oui.
Comment s'y rendre et se déplacer
Par le train minéralier
Le train du fer part quotidiennement de Nouadhibou et arrive à Choum après 12 à 16 heures de trajet. Deux options : la voiture passagers (places limitées, billet à acheter en gare) ou les wagons de minerai à ciel ouvert, gratuits mais exposés à la poussière, au froid nocturne et au soleil. Prévoir chèche, lunettes, sac de couchage et eau en quantité.
Par la route depuis Atar
Choum est reliée à Atar par une piste d'environ 120 km, parcourue en 4x4 en 3 à 4 heures. C'est l'option la plus simple pour les voyageurs qui ne souhaitent pas prendre le train. Située au carrefour de la piste de Nouadhibou à l'ouest et de la route nord-sud Zouerate-Atar, Choum sert toujours aujourd'hui de point de réapprovisionnement pour les voyageurs de passage dans la région.
Se déplacer sur place
La ville se traverse à pied en 15 minutes. Pour rejoindre Atar après l'arrivée du train, des taxis collectifs et des 4x4 partagés attendent en général à proximité de la gare. Négociez le prix avant de monter.
Où dormir
L'offre d'hébergement à Choum reste très limitée et rustique. La plupart des voyageurs ne s'arrêtent qu'une nuit avant de continuer vers Atar.
Petites guesthouses (15-30€)
Quelques maisons d'hôtes basiques près de la gare proposent une chambre simple, parfois un matelas sous tente traditionnelle, avec sanitaires partagés. Confort minimal mais accueil chaleureux et repas mauritaniens (riz au poisson, méchoui) inclus.
Bivouac organisé
Les agences locales organisent souvent un bivouac sous tente berbère aux abords de la ville. C'est l'option la plus courante pour les voyageurs en circuit. Repas, thé et veillée autour du feu sont au programme.
Plus de confort à Atar
Pour des hébergements plus confortables (auberges 60-120€, lodges 150€+), il faut rejoindre Atar à 120 km. La plupart des itinéraires prévoient l'étape Choum en transit et la nuit confortable à Atar ou Chinguetti.
Conseils insider
- Prendre le train de jour la première fois : pour profiter du paysage et anticiper l'inconfort avant un éventuel trajet de nuit.
- Chèche et lunettes obligatoires sur les wagons ouverts. La poussière de minerai s'infiltre partout.
- Emporter eau et nourriture en quantité : aucun ravitaillement pendant le trajet, et l'offre à Choum est basique.
- Argent liquide en ouguiyas : pas de distributeur à Choum, change à faire à Nouadhibou ou Atar.
- Prévoir un vêtement chaud même en plein été : les nuits dans le désert et sur le train sont froides.
- Photographier avec discrétion près de la gare et des bâtiments officiels, zone sensible proche de la frontière.
- Confier la logistique du train à une agence locale simplifie billets, transferts et bivouac, et évite les mauvaises surprises.
Pour qui ?
Choum s'adresse aux voyageurs aventuriers en quête d'expériences hors-piste. Le passage par le train du désert plaît aux amateurs de voyages ferroviaires mythiques (au même titre que le Transsibérien), aux photographes attirés par les paysages saharien et industriels, et aux globe-trotters qui veulent comprendre la Mauritanie autrement que par ses oasis.
L'étape convient moins aux voyageurs qui recherchent du confort, des activités structurées ou un programme culturel chargé. Les familles avec jeunes enfants devraient envisager la route plutôt que le train. Les seniors en bonne forme physique apprécieront, à condition de privilégier la voiture passagers.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Le trajet entre Nouadhibou et Choum dure entre 12 et 16 heures, selon les arrêts techniques et la longueur du convoi. Le train part en général en milieu d'après-midi et arrive de nuit ou au petit matin à Choum.
Oui, l'accès aux wagons ouverts transportant le minerai de fer est gratuit. Seule la voiture passagers (avec sièges et toit) est payante, à un tarif modeste. La plupart des voyageurs choisissent les wagons ouverts pour l'expérience.
Pas obligatoirement, mais c'est fortement recommandé. Un guide local facilite l'achat des billets, la coordination des transferts vers Atar et la sécurité, surtout dans cette zone proche de la frontière du Sahara occidental.
Une nuit suffit. Choum est une étape de transit, pas une destination en soi. La plupart des voyageurs arrivent par le train, dorment sur place et repartent le lendemain matin vers Atar, Chinguetti ou l'Adrar.
Le réseau mobile mauritanien (Mauritel, Mattel) capte de manière intermittente. L'électricité est disponible mais avec des coupures fréquentes. Prévoir une batterie externe et une lampe frontale.
La ville en elle-même est calme. La région reste sensible en raison de la proximité du Sahara occidental. Suivre les conseils des autorités, voyager avec une agence locale et éviter les déplacements isolés en dehors des pistes balisées.
À découvrir aussi
Choum s'intègre naturellement dans un itinéraire plus large à travers le nord mauritanien. Les voyageurs poursuivent généralement vers Atar et l'Adrar, capitale historique des oasis, puis Chinguetti et ses bibliothèques médiévales classées à l'UNESCO. Les amateurs de désert prolongent par Ouadane et le cratère de Guelb er Richât. Côté littoral, Nouadhibou et le Banc d'Arguin complètent la boucle.
Organiser votre voyage
Notre agence locale en Mauritanie vous aide à intégrer Choum et l'expérience du train du désert dans un voyage sur-mesure à travers l'Adrar et le Sahara mauritanien. Logistique du train, transferts 4x4, bivouacs et guides francophones : tout est coordonné par notre expert local sur place. Découvrir l'agence.
Cette destination figure notamment dans nos circuits Pérégrination aux travers une Mauritanie plurielle (11 jours) et Splendeurs et mystères du nord de la Mauritanie (14 jours).
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