Parc du banc d'arguin

Le parc national du banc d’Arguin (PNBA) englobe 12 000 km² de territoire marin et terrestre sur la moitié orientale du golfe d’Arguin, en Mauritanie. Il s’agit d’un parc marin et côtier, partagé entre une partie dans l’océan Atlantique et une autre dans le désert du Sahara, en plus des îles d’Arguin et de Tidra. Cette réserve naturelle fait l’objet d’un programme de protection pour l’importance de son écosystème et de son patrimoine immatériel.

Un sanctuaire de la vie marine et terrestre

La faune marine

Le Parc National du Banc d’Arguin foisonne de vie comme en témoignent les millions d’oiseaux migrateurs qui se fondent sur l’eau avec les flamants roses, hérons gris, goélands, spatules, sternes, cormorans et aigrettes. C’est un véritable paradis pour les ornithologues et les amateurs d’oiseaux ! Dans l’eau, les poissons abondent : raison pour laquelle la pêche y est si importante. Les dauphins sont les maîtres des lieux, mais ils cohabitent également avec les orques, les requins, les marsouins, les baleines, les tortues marines, etc.

La faune terrestre

Dans la partie continentale du parc, gazelles dorcas et mouflons à manchettes gambadent dans le vaste désert. La végétation est atypique : figuier d’enfer, pommier de Sodome, Acacia faux gommier, etc. Des pasteurs nomades occupent également de manière discrète cette partie du parc, y élevant des dromadaires, des ânes, des chèvres et des moutons. Autrefois, des guépards, des oryx algazelles, des phacochères et des autruches à cou rouge vivaient également ici.

Des paysages variés d’une beauté sans pareil

Le Parc National du Banc d’Arguin est délimité par le Cap Minou au nord et le Cap Timiris au sud. Les paysages sont magnifiquement variés, allant des zones de sables durs aux milieux vaseux et aux mangroves, en passant par les grandes dunes, les dunes éoliennes et les sebkhas. L’île d’Arguin, au large de la côte du Banc d’Arguin, est entourée d’une vaste baie aux eaux bleues et violettes, surplombées par des herbiers. Le taux de précipitation y est très faible et la végétation presque inexistante.

Des patrimoines matériels et immatériels très riches

La pêche dans le parc

La pêche a toujours été active autour et à l’intérieur du banc d’Arguin, représentant une importante activité économique pour le pays. L’État va même jusqu’à consacrer un budget annuel d’un million d’euros pour l’administration du parc, s’assurant ainsi de la régénération des ressources halieutiques. Le PNBA a également pour objectif de protéger cette ressource en réglementant et en contrôlant la pêche, notamment en interceptant les pirogues à moteur pêchant les raies et les requins. À l’opposée de cette pratique, le peuple Imraguens vit depuis des siècles en harmonie avec cet écosystème, pêchant avec les dauphins et ne prélevant que ce qui est strictement nécessaire.

Un écosystème extrêmement important

Le PNBA a été créé en 1976 par Mokhtar Ould Daddah, président de la République Islamique de Mauritanie, après que le naturaliste français Théodore Monod en ait fait la demande pour protéger des patrimoines matériels et immatériels exceptionnellement riches. En tant qu’habitat d’une importante population d’oiseaux d’eau (dont certains sont endémiques), le parc a été classé site Ramsar en 1982. Plus encore, il a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1989. C’est dire l’importance de ce sanctuaire pour la Mauritanie, voire tout l’Ouest africain. À noter qu’il est possible de découvrir ce trésor de la nature à travers le tourisme saharien, notamment en logeant chez les Iwiks, une petite communauté vivant dans le parc.

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