
Chinguetti et l'Adrâr orientale, terre de contrastes en randonnée chamelière
Une traversée initiatique du Guelb er Rîchat aux dunes de la Maghteïr, sur les traces des caravanes millénaires.
Durée
16 jours
Saisons idéales
oct, nov, dec, jan, feb, mar
Style
Expéditions
Confort
rustique
Voyageurs
Solo, Entre amis, groupe
L'esprit du voyage
Du Guelb er Rîchat à l’erg Maghteir
Ce voyage propose un panorama complet des paysages à la fois gigantesques et intimes d’une partie méconnue de l’Adrâr mauritanien.
Les contrastes entre l’austérité du Guelb er Rîchât et la douceur alanguie des dunes de la Maghteïr sont saisissants.
Après avoir traversé la région du Guelb er Rîchât, la randonnée chamelière atteint la bordure nord-est de l’Adrâr.
La falaise est entaillée de profondes et larges gorges qui, 300 mètres plus bas, donnent accès au cirque d’El Beyyed.
Au loin, l’erg Maghteïr développe ses puissantes dunes d’où émerge l’inselberg d’Aderg.
Ce parcours n’est possible que grâce à des années de reconnaissances et de voyages en compagnie des nomades Amgârîj. Notre "vie" commune a commencé en 1994 …
Patiemment, la confiance et l’amitié réciproques se sont mises en place et nous permettent de découvrir ensemble des lieux insoupçonnés, des sources cachées, qui de tout temps, ont été jalousement gardés secrets. Il est vrai que les enjeux ne sont plus les mêmes, plus de rezzou, plus de pression pour une domination territoriale ou tribale.
Les grands espaces mauritaniens se dévoilent peu à peu à qui a la patience …
Au départ de Wadâne, l’isolement est total. Les points d’eau sont dépendants de la fréquentation de la zone par les nomades. Nous pouvons voyager 5 à 6 jours sans puits.
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D'un niveau soutenu, cette randonnée chamelière demande une excellente forme physique et psychologique.
Soutenu : 5 à 8 heures de marche par jour. Bonne condition physique nécessaire car les étapes peuvent être longues. Il faut être capable de maintenir ce rythme pendant plusieurs jours dans des terrains peu aisés.
Les étapes de votre voyage
Points forts
Itinéraire jour par jour

Vol international pour Nouakhcott
Paris Aéroport → Nouakchott
Proposition de vol indicatif : Royale Air Maroc.
Nous décollons en fin de journée pour la capitale mauritanienne via Casablanca au Maroc. Une fois les formalités faites, nous vous accueillons dans le hall de l'aérogare de Nouakchott.
Par un court transfert en ville, nous atteignons notre hôtel en milieu de nuit pour un repos bien mérité.

Vol au départ de Paris pour Atar, piste pour le ksar de Wadâne et les grands espaces sahariens
Après avoir quitter la ville et ses faubourg, nous prenons la belle route goudronnée qui file nord-est en direction de la ville minière d'Akjoujt.
La région du Trarza et la côte atlantique sont maintenant derrières nous, la végétation change et devient de plus en plus saharienne.
Les grandes plaines sablonneuses de l'Inchiri nous emmène vers la ville quelque peu surréaliste d'Akjoujt. Une industrie minière y est présente et, depuis le chalcolitique, l'Homme extrait du cuivre, de l'or et autres matières.
Progressivement le paysage change. Vous roulez maintenant dans la région de l'Amsaga.
Au loin, à l'est, la barrière sombre de l'Adrâr commence à se dessiner. Vous passez la grande plaine alluvionnaire de Yagref et le village de Aïn Ahel Taya. La route franchit le premier ressaut de l'Adrâr.
Transfert en véhicules 4x4 pour rejoindre l’ancienne cité de Chinguetti (2h environ de trajet).
La piste pour monter sur le plateau (dhar) est, à ce jour bonne, mais elle peut être dégradée par les pluies qui surviennent en fin d’été.
Si nous en avons le temps, visite de la vieille ville : bibliothèque(s), palmeraies et jardins. Si non, cette visite est remise au lendemain matin.
L'ancienne cité de Chinguetti
Chinguetti fut fondée par les Ida Ouali vers 1525, en amont d’Abweyr, aujourd’hui disparue, elle même créée en 1261.
L’étymologie probable du toponyme shingitî serait :
puits du cheval, du soninké : si : puits + n : de + gede : cheval.
Chinguetti fut le centre commercial le plus actif et la ville la plus importante du Sahara occidental. Elle fut considérée par les Mauritaniens comme la 7ème ville sainte de l’Islam avec ses 11 mosquées, ses 100 puits et son cercle de savants.
En 1675, un massacre perpétré par une partie des Ida-ou-Ali entraîna l’éclatement du groupe dont les survivants fondèrent un autre ksar dans le Tagant, Tidjikja.
Il ne reste aujourd’hui qu’une seule mosquée et le souvenir des périodes prospères…
Les principales tribus qui composent sa population sont les Ida-ou-Ali, les Laghlal et les Oulad Gheilan.
Avec leurs ruelles étroites et tortueuses, leurs nombreuses impasses, leurs maisons basses et sombres à base de matériaux locaux, leurs quasi-absence de places et d’espaces communautaires, Chinguetti et Wadâne ont une structure de vieux ksour densément blottis autour de leurs mosquées.

En randonnée chamelière, cap plein Sud-Est en direction de Meyateg
Chinguetti → El Kheouiya
Un réveil matinal nous permet de visiter ce ksar saharien, les bibliothèques privées, les jardins …
Nous poursuivons notre transfert en véhicule dans un environnement maintenant sablonneux. La «piste» passe au nord des massifs de dunes de l’Wârane et d’Afam el Merzrougât.
A 45 km de Chinguetti, le campement semi-nomade d’El Rhéouiyya nous accueille.
Le campement semi-nomade d'El Kheouiya est fixé là pendant les grandes sécheresses. Le campement, depuis quelques années, s’organise : développement de l’élevage de caprins et camélidés (de 2 chamelles en 1993, voilà actuellement un troupeau de plus de 70 animaux), création d’une école en 1994, naissance d’une petite palmeraie associée à des jardins en 1999 et, maintenant, quelques habitats en dur.
«Mais nous, nous restons sous la tente» nous assure Atfeil, le chef des lieux …
Les liens que nous entretenons avec les différentes familles du campement sont étroits et grandement amicaux.
El Kheouiya → Wadane
La piste passe au nord du petit massif d'Herour. Entre sables et roches, nous filons en direction du ksar de Wadâne, la dernière bourgade avant les grandes solitudes des confins mauritaniens.
Le ksar de Wadâne, (Ouadâne) qui a été fondée, dit-on, la même année que Tichîtt (1141), tiendrait son nom du mot arabe signifiant «deux lits de rivières» (wadân). Les précisions selon lesquelles ces deux oueds seraient l’oued des dattes et l’oued des sciences sont tout à l’honneur de la cité.
L'ancienne cité est mentionnée par écrit au milieu du XVème siècle dans un rapport de voyage portugais mais il reste difficile de se faire une idée précise des début de la cité malgré sa position sur l’axe occidental du trafic caravanier transsaharien.
Wadâne est un centre urbain dense, de type ksourien, autrefois entouré d’une enceinte fortifiée très sûre qui résista à toutes les forces étrangères jusqu’à l’arrivée des Français.
Les tribus dominantes sont les Kounta, les Ida ou El Hadj, les Chorfa, les Amgârîj et les Aghzazir.
Wadane → Oudeï Chouk
L’équipe chamelière nous attend au sud-est de la ville.
Tous originaires des environs de Wadâne, les chameliers sont issus en général des tribus du nord-est mauritanien : essentiellement Amgârîj, Kounta ou plus rarement R’gueïbat.
Très bons compagnons de voyage depuis maintenant quelques années, ils sont rapides, efficaces et discrets.
Le bivouac s’établit auprès des chameliers.
Les véhicules repartent à Atar (180 km à l’ouest) après avoir été déchargés.

A pied, en direction de l'Hofrat et du Guelb er Rîchat
Oudeï Chouk → Hassi Thiba
Après avoir traversé les zones de culture traditionnelle où poussent mil, sorgho et parfois blé ou orge, nous abordons, au nord-est de la zone, l’aklé qui nous sépare de l’Hôfrat Wadâne. Ce vaste couloir en arc de cercle est la périphérie sud du complexe géomorphologique du Guelb er Rîchât. Les restes de l’ancien fort d’Agwadir, que certains attribuent aux Portugais, sont encore visibles. Il s’agirait vraisemblablement d’une construction marocaine plus récente datant de l’époque où les sultans Alaouites avaient des vues sur l’opulente ville caravanière. Nous établissons notre camp à une poignée de km, près d’Hassi Thibâ.

A la découverte de la curiosité du Guelb Er Rîchat
Hassi Thiba → Guelb Er Richât
Le premier bombement des Rîchât est là. La relative richesse de l’Hôfrat arboré laisse place au dénuement minéral. Les sables sont remplacés par le reg noir ponctué par les crêtes redressées des différents rîch concentriques.
L’ensemble des crêtes concentriques du Guelb er Rîchât est exceptionnel. Large de 46 km environ, il a été découvert au moment de l’établissement des cartes géographiques précises. Il a pris toute sa dimension lorsqu’on a pu le voir «d’en haut» grâce aux photographies aériennes puis aux images de satellites. Comment s’est-il formé ? Plusieurs hypothèses ont été proposées : impact d’une grosse météorite, structure tectonique ou bombement provoqué par la mise en place dans les sédiments de roches d’origine profonde. C’est cette dernière hypothèse qui, comme le suggérait Th. Monod, doit être retenue aujourd’hui. Le «Camp boisé» est le seul endroit où s’élève quelques arbres et un puits, ce qui est rare au sein du Guelb. Nous occupons ce site pour une nuit.

La traversée du Guelb et l'austérité minérale du Taguenze
Guelb Er Rîchat (Camp Boisé) → Tilililit
En direction du nord-est, nous suivons les multiples pistes chamelières qui sillonnent le massif. Cà et là, quelques tentes brunes sont blotties dans les replis de terrain. Quelques familles élèvent des troupeaux de caprins. Actuellement il nous arrive de voir des troupeaux de moutons qui ne peuvent subsister que grâce aux pluies bienfaitrices de ces dernières années. Nous abordons une succession de bombements bien marqués du haut desquels nous avons par temps clair la meilleure vision du système concentrique des Rîchât. Le dernier rîcha atteint, nous déjeunons sous les maigres acacias de Megsem el Hârane. Cette «porte» est constituée d’une ligne de crête aux roches érodées entre lesquelles un sable roux vient se mêler. Après le repas, nous nous engageons dans la longue traversée de reg noir qui marque la tête des oueds Akerdil puis Tilililt.
Le bivouac est posé sur une bordure d’oued au sein d’un environnement des plus austères.

Le plateau et les témoignages d'un lointain passé
Tilililit → Oued Oua'n Amoûr
Les pistes chamelières convergent en direction du Kneig Tilililt. L’horizon est coupé par les falaises brunes et abruptes du Taguenze. Elles marquent la bordure extérieure du Guelb er Rîchât.
La large gorge nous amène à la source de Tilililt. De jour comme de nuit, les mammifères et les oiseaux se pressent par centaines autour de l’unique point d’eau.
Aux alentours, sur les dalles de grès noir, des dizaines de gravures rupestres démontrent l’ancienneté et l’importance de ce site. Deux éléphants gravés tout à fait inattendus s’y trouvent.
Par un sentier ânier escarpé, nous prenons pied sur le plateau. Le guelb reste derrière nous. En suivant un axe de marche nord-ouest, nous atteignons, après avoir traversé une vaste étendue de reg vallonnée, l’oued Oua’n Amoûr.
Nous établissons le bivouac sur une langue sableuse parsemée d’Acacias seyal et de jujubiers. Quelques gazelles dorcas élisent domicile dans la zone mais elles restent toutefois très difficiles à observer. Les chameaux et notre présence les font fuir, loin dans ces environnements ouverts. A l’ouest, l’immense plateau rectiligne d’Azilal est leur domaine.
A Wadâne, dans le passé et ce, jusque dans les années 1975, certaines castes de la tribu des Amgârîj étaient chasseurs semi-professionnels d’Addax et de gazelles au même titre que les N’mâdi au sud-est de la Mauritanie. Ces expéditions de chasse portent un nom : les gueïmarés. Le souvenir de ces temps est encore très vivace …

Arts rupestres et le canyon d'Enchegdane
Oued Oua'n Amoûr → El Beyyed
En amont de l’oued Enchegdâne, un très important site d’art rupestre est observable.
En dehors des zones de prospection, ces témoignages du passé ne sont connus que de quelques personnes. Nous pouvons y observer, sur des dalles horizontales de grès noir, une quarantaine de gravures présentant essentiellement des bovidés datant, à priori, de 3000 ans environ.
Dans la partie aval, diverses représentations s’étalent sur les falaises en bordure d’oued : autruches, antilopes, bovidés et quelques importantes zones d’écriture berbère ancienne - tifinagh.
Nous suivons le cours de l’oued Enchegdâne qui s’enfonce rapidement dans de profondes gorges. En aval, l’oued s’élargit et rejoint le cirque d’El Beyyed. Nous bivouaquons près du puits d’El Beyyed.

Le cirque d'El Beyyed et la vie nomade
A pied, nous partons explorer ce haut lieu du Sahara. Au nord se développent les grandes dunes de l'erg Maghteir alors que le cirque de falaises nous entoure.
Le couloir d’El Beyyed présente, sur près de 20km en direction d’El Ghallaouiyya, une quantité considérable de matériel lithique. La région offre quelques-uns des principaux sites à bifaces et galets aménagés de l’ouest saharien. Les multiples sites d’art rupestre représentent ici des échantillons de faune dite « éthiopienne » comme girafes, éléphants, rhinocéros … Cette faune aurait disparue de la zone il y a environ 10 000 à 12 000 ans. El Beyyed se trouve au pied du grand dhar de l’Adrâr et, au nord, se développe un erg immense et puissant : la Maghteïr.
Les sites de gravures d’El Beyyed sont connus depuis 1932 (découverte du Lieutenant Girard) et certaines gravures ont probablement été publiées par Monod, dans une publication que nous n’avons pu trouver.
Les quatre stations (au moins) du secteur semblent montrer une importante présence humaine par le passé, ce que corroborent les différents points d’eau encore existants, et surtout l’importante industrie lithique du cirque d’El Beyyed.
Le Tarf Agher est l’extrémité sud du plateau Itletefatène. En forme de doigt, il forme une sorte de cap permettant l’accès aux deux rentrants de Ma’riya et de Ghzalia (deux formes de gazelle), dont les seuils menant au plateau abritent chacun une guelta.
Cet ensemble forme la partie Est du cirque d’El Beyyed. Des gravures se trouvent sur les blocs éboulés, essentiellement au pied du cap, d’autres sur les blocs encore au sommet, ou sur des tables sommitales de grès partiellement basculées.
Signalons la présence de tumulus de part et d’autre de la pointe.

Gueltas et gravures rupestres d'El Beyyed puis les sables de la Maghteir
El Beyyed → Erg Maghteïr 1
Après avoir traversé le cirque, la caravane s’engage dans la bordure de l’erg Maghteïr. Là, le sable reprend ses droits et le sbot (Aristida pungens) remplace soudainement le M’rkba (Panicum turgidum). Certaines années, l’aklé sud de l’erg est généreux et chaque mouvement de terrain peut cacher un campement.
Les éleveurs de chameaux se fixent souvent au printemps dans les grands massifs dunaires pour bénéficier de jeunes pâturages ménagés par les sables.
Nous retrouvons la sérénité des dunes pour le bivouac.

Navigation hauturière dans l'erg Maghteir
Erg Maghteïr 1 → Erg Maghteïr 2
Nous poursuivons notre progression dans l’erg. L’aklé, peu à peu, se relâche et laisse entrevoir les grands âlab qui constituent l’architecture de la Maghteïr. La texture change, la couleur évolue aussi, nous transitons sur des sables brun-rouges témoins de l’ancienneté du massif.

Aux travers les sables de la Maghteir en direction du Cap Tazazmout
Erg Maghteïr 2 → Touizizmint
La falaise que nous avions laissée se rapproche à nouveau. Le cap de Tazazmout émerge des crêtes sableuses. Les dunes viennent à l’assaut de la falaise de l’Adrâr sans jamais la toucher. Dans ce couloir naturel ménagé entre le sable et la roche, l’oued El Beyyed s’écoule en direction de l’ouest. Les acacias sont magnifiques, protégés de la déforestation par l’éloignement des centres urbains. Nous sommes en bordure du territoire Amgârîj. Demain, en franchissant le cap, nous entrerons sur le domaine des Ahel Cheikh Mohamed Fâdel. Ce cheikh fut le dépositaire de la Tarika Fadeliyya, branche d’une confrérie religieuse sunnite de la Quadriyya, très importante dans l’est mauritanien. Ce personnage fut éminemment influent du nord mauritanien au sud du Maroc. Par allégeance à cet homme, les tribus de l’Adrâr marquent le cou de leurs chameaux du symbole «T», sauf la faction R’gueïbat qui porte comme signe distinctif la célèbre et redoutable lettre arabe «qaf». Nous bivouaquons près du puits de Touizizmint.

En longeant, dans les sables, la falaise de l'Adrâr
Touizizmint → Tarf Tazazmout
Nous contournons le tarf Tazazmout. D’innombrables sites funéraires néolithiques et contemporains s’étalent sur les rives de l’oued. Les grands puits de Tazazmout n’étaient plus entretenus lors de notre dernier passage en avril 99. Maintenant, la falaise s’éloigne à nouveau, l’aklé se densifie et les lignes pures des dunes nous guident. Au sud, parallèle à notre axe de marche, un sillon interdunaire est parsemé d’Acacia radiana superbes. Nous bivouaquons, immergés dans les sables.

L'inselberg d'Aderg, les dunes blanches d'Oum El Beidh
Tarf Tazazmout → Oum El Beidh
Au loin, le massif d’Aderg se dresse comme une proue de bateau. En se rapprochant du relief, les dunes deviennent difficiles pour la caravane. Le guide chamelier, loin devant, trace la piste au milieu de ce dédale inextricable.
L’inselberg d’Aderg culmine à 650 m. et domine l’erg. Les nomades mauritaniens connaissent bien ce lieu où, sur la plate-forme sommitale, croît une plante chargée en sel minéraux, l’Askâf (Nucularia perrini), dont les animaux comme les hommes ont besoin pour vivre.
Par temps clair, du sommet d’Aderg, le panorama est magnifique. Du sud-ouest au sud-est s’étalent la grande sebkha de Chemcham puis les hautes falaises de l’Adrâr, avec au sud, la large faille de l’Akhmakou. Puis, sur le reste du panoramique, les vagues de l’erg Maghteïr ondulent à perte de vue. Sous le vent, une vaste zone sans dune est dégagée, soulignée de petits rubans d’arbres où se blottissent les nomades de passage. Quelques puits se trouvent légèrement saumâtres. Au pied de l’inselberg, le sable clair d’Oum el Beidh (280 m.) nous accueille pour la nuit.

Le puit de Naïtiri et la sebkha de Shenchane, la ville d'Atar
Oum El Beidh → Hassi Naïtiri
Après avoir franchi le petit aklé d’Oum el Beïdh, nous cheminons maintenant sur un léger reg en direction de la cuvette alluvionnaire de Naïtiri. Nous atteignons le puits de Naïtiri,
La zone est très arborée, une végétation parfois dense s’y développant. Quelques greïr sont cultivés par des sédentaires vivant dans quelques tentes visibles de loin en loin, et très souvent, beaucoup de troupeaux parcourent la région. Les chameliers mettent à profit le passage aux puits de Naïtiri pour abreuver leurs animaux.
Hassi Naïtiri → Atar
Nous atteignons le puits de Naïtiri, les véhicules 4X4 nous attendent pour reprendre la piste en direction d’Atar. Après avec traversée la grande sebkha Chemcham, les zones habitées se font de plus en plus nombreuses. Nous prenons place à l’auberge à Atar pour nous restaurer et pour une dernière nuit.

Vol de retour à Paris
Nous partons en direction de l'ouest. Nous laissons les derniers plateaux de l'Adrâr pour atteindre la cuvette de Yagref.
Les cônes de roches noires, les cordons de dunes de l'Amatlich marquent les paysages de l'Amsaga.
Puis, les vastes plaines de l'Inchiri nous emmènent sur la côte Atlantique et la capitale Mauritanie.
Nouakchott → Paris Aéroport
Suivant les horaires de votre vol en direction de la France, nous vous transférons à l'aéroport international de Nouakchott-Oumtounsy.
Tarif par personne
Ce voyage peut être adapté selon vos envies
Cet itinéraire constitue une excellente base de découverte, mais il peut être entièrement personnalisé. Nos conseillers locaux construisent chaque voyage sur mesure selon votre budget, vos dates et vos envies.
Non inclus
- Assurances voyage
- Équipement personnel
- Pourboires équipe locale
- Dépenses personnelles
- Boissons supplémentaires
Inclus
- Vol Paris-Atar aller-retour
- Équipe chamelière complète
- Hébergement en lodge et bivouacs
- Pension complète du petit-déjeuner J2 au dîner J13
- Matériel de bivouac fourni
- Guide accompagnateur francophone
- Transferts selon programme
Informations pratiques
L'inscription est considérée comme ferme et définitive après le versement d'un acompte de 30 % du prix total et l'acceptation des conditions particulières de vente.
Le solde doit être réglé au plus tard 45 jours avant la date de départ.
Consultez nos conditions particulières de vente pour le détail complet.
En cas d'annulation par le voyageur, les frais suivants sont retenus :
- Plus de 60 jours avant le départ : 40 % du prix total (acompte retenu)
- Entre 60 et 30 jours avant le départ : 50 % du prix total
- Moins de 30 jours avant le départ : 100 % du prix total
Nous recommandons vivement la souscription d'une assurance annulation. Consultez nos conditions particulières de vente pour le détail complet.
Les informations ci-dessous concernent les voyageurs ressortissants de l'Espace économique européen (EEE), de la Suisse et du Canada se rendant en Mauritanie dans le cadre d'un séjour touristique. Les règles d'entrée pouvant évoluer, nous vous recommandons de vérifier les informations auprès des autorités officielles avant votre départ.
Passeport
Pour entrer en Mauritanie, votre passeport doit être valide au minimum six mois après la date d'entrée dans le pays et comporter au moins une page vierge pour les tampons d'immigration.
Le document doit être en bon état (pas de pages détériorées, déchirées ou modifiées).
Visa
Les ressortissants de l'Espace économique européen, de la Suisse et du Canada doivent en principe être munis d'un visa pour entrer en Mauritanie. Ce visa peut être obtenu :
auprès de l'ambassade ou du consulat de Mauritanie dans le pays de résidence avant le départ,
ou, selon les conditions en vigueur, à l'arrivée à l'aéroport international de Nouakchott (visa on arrival), pour un séjour pouvant aller jusqu'à 30 jours.
Il est fortement recommandé de se renseigner auprès des autorités mauritaniennes ou de l'ambassade compétente avant le départ, les modalités d'obtention du visa pouvant évoluer.
Les autorités peuvent demander :
un billet de sortie du territoire (vol retour ou continuation),
une preuve de ressources financières suffisantes pour la durée du séjour,
une réservation d'hébergement ou une lettre d'invitation.
Santé et vaccinations
Aucune vaccination n'est officiellement obligatoire pour entrer en Mauritanie, à l'exception du vaccin contre la fièvre jaune si vous arrivez en provenance d'un pays où cette maladie est endémique.
Cependant, plusieurs vaccinations sont fortement recommandées par les autorités sanitaires :
Hépatites A et B
Typhoïde
Méningite à méningocoque
Rage (selon les activités prévues)
Mise à jour du calendrier vaccinal habituel (diphtérie, tétanos, poliomyélite)
La prophylaxie antipaludéenne est recommandée pour l'ensemble du territoire mauritanien. Consultez un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant votre départ.
Sécurité et enregistrement
Les autorités mauritaniennes peuvent exiger l'enregistrement des voyageurs étrangers auprès des services de police ou de la gendarmerie locale dans les 48 heures suivant l'arrivée, notamment en dehors de la capitale. Il est conseillé de se renseigner sur les obligations en vigueur au moment du voyage.
En raison du contexte sécuritaire dans certaines régions du pays, il est recommandé de consulter les conseils aux voyageurs délivrés par les autorités de votre pays de résidence avant le départ.
Voyage avec des enfants
Les mineurs doivent être titulaires de leur propre passeport valide couvrant la durée du séjour.
Dans certains pays européens, lorsqu'un mineur voyage sans l'un de ses parents, une autorisation de sortie du territoire peut être exigée selon la réglementation du pays de résidence.
Autres nationalités
Les conditions d'entrée peuvent varier selon la nationalité. Les voyageurs concernés doivent se renseigner auprès de l'ambassade ou du consulat de Mauritanie de leur pays de résidence.
Pour participer à nos voyages, il est fortement conseillé d'être assuré en assistance-rapatriement et frais médicaux à l’étranger.
Votre agence locale vous encourage à prendre connaissance du contrat spécifique élaboré avec notre partenaire CHAPKA ASSURANCES et AXA ASSISTANCE.
Pour souscrire à une assurance, connaître les garanties et les tarifs, suivez le lien ci-dessous.
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Spécifiques à nos voyages, nous suggérons fortement d’y souscrire.
Si vous choisissez de souscrire à l’une de ces formules, la convention détaillant l’ensemble des garanties et les modalités de déclaration du sinistre sont disponibles sur le site Internet de l'assureur.
Votre agence locale en aura connaissance, mais seul le participant est responsable du respect des procédures de déclaration de tout sinistre. Le participant doit donc conserver cette convention avec lui pendant toute la durée de son voyage.
Chapka — Cap Explorer
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Partez en toute sérénité — je m'assureQuestions fréquentes
Ce circuit d'expédition suit un itinéraire précis déterminé par les points d'eau et les accords avec les communautés nomades. Les modifications sont limitées mais nous pouvons adapter la durée selon vos contraintes.
Contactez-nous directement pour vérifier les disponibilités. Ce circuit nécessite une préparation particulière avec nos équipes chamelières partenaires et les autorisations locales.
Non, ce voyage d'un niveau soutenu demande une excellente condition physique et psychologique. Il est réservé aux adultes expérimentés, habitués aux conditions sahariennes extrêmes.
Les mois les plus favorables sont d'octobre à mars, avec des températures plus clémentes. Évitez l'été où les conditions deviennent très difficiles dans cette région reculée.
Niveau soutenu obligatoire : 5 à 8h de marche quotidienne pendant plusieurs jours consécutifs. Bonne résistance aux terrains difficiles et à l'isolement complet nécessaire.

Parlons de votre aventure — Adrar
Artisan des voyages au cœur de la Mauritanie, basée à Atar
La Mauritanie est un pays qui se découvre avec respect et patience. Mon rôle est d’aider chaque voyageur à s’en approcher dans les meilleures conditions, avec confiance et curiosité.
— Isselmou






